Beaucoup
des élus qui ont répondu l'ont fait avec précision
et manifestement ont pris un grand intérêt dans la
rédaction des messages qu'ils acceptaient de me confier.
Je les en remercie, et j'ai conscience que, puisqu'il s'agit d'élus,
le projet de "Cité des Délices"
est d'ores et déjà dépositaire de témoignages
authentiques et sincères.
Quelques élus ont d'ailleurs tenu à ajouter un message
d'encouragement, voire des commentaires d'ordre plus privé.
Ces messages de sympathies m'ont beaucoup touché, car à
mes yeux, ils ont la fraîcheur de l'eau qui coule tranquillement
en irriguant ses berges sans les brusquer.
En concevant ce projet, j'espérais initier cette fluidité
paisible de courants de pensées, en dehors des torrentueux
flux médiatiques.
Voici la source irriguée.
Du
point de vue des contenus, l'analyse des documents reçus
est complexe et, en réalité elle ne m'appartient
pas; je livre ce travail au philosophe qui voudra bien se pencher
sur ce trésor.
Simplement il m'apparaît évident que le clivage droite/
gauche est franchement marqué, malgré quelques citations
communes aux uns et aux autres.
Les citations des élus de droite m'apparaissent plus fréquemment
tournées vers des notions de grandeur et des conventions
morales, celles des élus de gauche vers des notions de
bonheurs partagés.
Il n'y a pas là de quoi faire un scoop, et c'est tant mieux.
Les
réponses sont passionnantes par ce qu'elles révèlent
de la complexité des nuances dans les clivages idéologiques.
Que de linéaments s'infiltrant des uns aux autres qui traversent
les contenus respectifs des réponses qu'ils donnent aux
trois questions.
Tout l'intérêt du principe de la "Cité
des Délices" est dans ce jeu subtil et discret.
Cela j'aime.
Et ce seul plaisir compense les risques pris dans cette utopique
"Cité des Délices".
Malgré quelques citations qui sonnent la fanfare et
claquent des bottes.
Les
cabinets respectifs du Président de la République,
Monsieur Jacques Chirac et du Premier Ministre, Monsieur Lionel
Jospin, m'ont transmis, sans commentaires, leur refus de répondre.
Aucun des ministres en poste n'a répondu, ne serait-ce
que par politesse.
Face à ces non-réponses la question qui se pose
est celle-ci:
Qui décide de refuser ?
Un collaborateur de cabinet ?
Comment peut circuler l'information concernant une opération
aussi inoffensive que ce projet de "Cité des Délices".
Pourquoi au rayon Arts Plastiques du Ministère
de la Culture personne ne s'est-il bougé pour en savoir
plus... Mystère, Mystère....
Qui pilote l'avion ? Mystère, Mystère....
Aucune des stars médiatiques de la politique n'a répondu,
à l'exception d'Arlette Laguillier.
Mieux, le cabinet de l'une d'entre elle m'a appelé en cherchant
à voir ce qui se tramait derrière mon initiative
( Le mythe du complot ! ).
Comprenant que j'étais un naïf inoffensif on m'a assuré
que si le projet aboutissait, notamment si un livre était
édité, alors cet homme politique y participerait.
Je ne dis pas qui m'a fait ce coup de la coquette médiatique,
il s'agissait d'un appel téléphonique, je n'ai donc
pas une preuve absolue de l'identité de mon interlocuteur
( re-mythe du complot ! ).
Deux éluEs ont exprimé
la raison de leur refus de participer:
Je les avais, par erreur négligente, appeléEs Monsieur...
Pourtant, sincèrement, je ne crois pas être machiste.
Parmi les réponses désagréables que j'ai
reçues:
Quelques enveloppes vides.
Le questionnaire et la lettre minutieusement découpés
avec des ciseaux, quelques autres déchirés, et retournés
à mes frais dans mon enveloppe préaffranchie.....!
Mais dans le genre bête et méchant, le pompon est
détenu par le Front National:
Un nombre important, une quinzaine, de retours avec, dans mon
enveloppe préaffranchie, toujours le même seul et
unique tract de propagande d'un de leur dirigeant.
A croire que quelque part on s'est concerté pour coordonner
cette basse bêtise.
Aucun autre parti, il faut le préciser, ne m'a transmis
sous aucune forme que ce soit de documents de propagande.