La
"marche du monde" est une variation infinie de compositions
qui relient, relisent et interpellent deux icônes
de l'histoire de l'art moderne occidental :
- "Guernica".
Le
si ostentoirement représenté tableau de Picasso -
"l'Origine du monde".
Le si pudiquement voilé
tableau de Courbet.
Le premier est en format réduit, le second en format réel. Deux tableaux dérangeants
pour des raisons diamétralement opposées et complémentaires.
-
Le premier sert la "bonne conscience", sur le thème de la mort.
Quiconque
"expose" cette représentation fétiche de l'horreur fasciste
devient magiquement un pacifiste.
L'image d'une grande violence se donne à
tous les regards, même aux plus troubles, imbibés des immondices médiatiques immondialisés. Icône de musée, elle justifie leur conscience pervertie
- Le second tableau gêne
la " mauvaise conscience", sur le thème de la vie.
Quiconque "exhibe"
cette représentation Tabou de la simple beauté d'un corps est obscurément
obscène.
L' image de cette grande vérité nue se refuse au
regard trouble qui viole, ou qui tue, ce qui est sensiblement identique.
Etrangement
ces deux tableaux sont composés sur un schèma identique de croix
diagonale...
- Dans la composition la "marche du monde" les deux tableaux
sont inversés, en miroir. Ce ne sont pas des reproductions mais deux images
d'images, des images médiatisées par un reflet, des images qui nous contemplent et nous interrogent.
"Que faisons-nous de la vie ? Depuis si longtemps."
Nous pouvons apporter nos éléments de réponses avec des aimantins qui modifient la signification du tableau en ajoutant à
volonté des variations d'images qui transforment les significations.
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